Dans son livre L’apprentissage du bonheur, le spécialiste mondial de la psychologie positive Tal Ben Shahar nous partage  sa vision du bonheur et nous amène à réfléchir à la façon dont nous pouvons nous-même parvenir à être plus heureux. Un ouvrage passionnant et accessible dont je partage la plupart des points de vue ! 

Découvrez dans cet article les idées essentielles à retenir à mon sens …

L’auteur :

Diplômé en psychologie et en philosophie, Tal Ben Shahar a été un des professeurs les plus populaires à Harvard. Son cours sur le bonheur & la psychologie positive a débuté avec seulement quelques élèves pour devenir rapidement le cours plus fréquenté de l’histoire de l’université ! Aujourd’hui, il intervient partout sur la planète en tant que consultant et conférencier en psychologie positive et leadership. Ses livres, dont beaucoup sont des best sellers, ont été traduits en plus de 25 langues.

Le triste constat  :

  • Au début de son livre, Tal Ben Shahar, justifie en quelque sorte la nécessité de se pencher sur la question du bonheur en évoquant des données alarmantes. Il rappelle ainsi que  parallèlement à la croissance économique d’un pays, on constate une augmentation proportionnelle de cas d’anxiété, de dépression, de mal-être. Des questions se posent alors : Pourquoi ne sommes-nous pas plus heureux dans de telles conditions ? La prospérité nous a-t-elle valu le malheur ? Qu’est-ce que le bonheur ? Comment y parvenir ? Le travailler ?

Le bonheur… Qu’est-ce au juste ?

  • Pour l’auteur, il est impossible de définir des recettes secrètes et instantanées du bonheur. On peut cependant mettre en lumière des principes généraux favorisant le bonheur et l’épanouissement.
  • “Suis-je heureux ?” est selon lui une mauvais question, car elle implique une réponse binaire de type oui/non. Il préconise de se demander plutôt quel est notre niveau de bonheur actuel et comment peut-on faire pour l’améliorer ?
  • Pour atteindre un bonheur à long terme, il faut savourer le voyage vers une destination d’élection, et apprendre à apprécier chaque jour les côtés positifs de notre vie au lieu de les considérer comme allant de soi.
  • Le bonheur occupe la première place dans la hiérarchie de nos préoccupations, la fin vers laquelle tendent tous les moyens. Au final, toutes nos quêtes annexes, tous nos objectifs sont subordonnés à l’accession de celui-ci.
  • En matière de bonheur, l’être humain peut faire faillite, comme une entreprise. Dans ce cas-là, les expériences positives (recettes) sont inférieures aux expériences négatives (dépenses).

Le bonheur & l’argent

  • Malheureusement, constate Tal Ben Shahar, on sacrifie souvent le bonheur (la fin)  à l‘argent (les moyens). Or ce n’est pas l’argent en soi qui est précieux, mais sa capacité à créer des expériences positives.
  • Le psychologue David Myers a constaté une très faible corrélation entre bonheur et richesse, excepté dans les cas d’extrême pauvreté où les besoins fondamentaux des individus n’étaient pas satisfaits.
  • Daniel Kahneman, prix Nobel d’économie, s’attache depuis quelques années à l’étude du bonheur : ses travaux montrent peu de liens entre richesse et émotions positives. Certaines personnes dépriment même quand elles atteignent la prospérité. Les exemples de personnes qui sombrent dans les addictions une fois le “succès atteint” sont aussi nombreux. Avant, ils n’étaient pas forcément heureux, mais au moins portés par l’espoir  qu’une fois arrivés, ce sera mieux. Une fois encore, cela prouve qu’en misant tout sur l’objectif, la désillusion est grande !
  • Pourquoi avons-nous alors cette obsession de l’argent et des possessions matérielles ? Selon l’auteur, il faut revenir au temps des chasseurs-cueilleurs pour trouver une explication. À l’époque, l’accumulation de vivres était en effet l’unique condition de survie en prévision des aléas climatiques et des périodes plus compliquées.
  • Le psychologue  Philip Brickman a étudié le niveau de bonheur des gagnants à la loterie. En moins d’un mois, ils avaient retrouvé leur niveau de bien-être antérieur !
  • Les gens qui ont pour premier but dans la vie de gagner de l’argent ont moins de chance de se réaliser que les autres. Excepté si l’argent est perçu et employé pour donner du sens à sa vie !
  • Attention ! La réussite n’est pas forcément synonyme de bonheur, mais le  bonheur n’exclut pas forcément la réussite. Le capital financier et le bonheur sont tous les deux essentiels à notre survie et n’ont nul besoin d’être mutuellement exclusifs.

Le bonheur & les objectifs :

    • Les gens qui se fixent des objectifs précis on plus de chances de réussir (d’où l’importance des accompagnements coaching !)
    • Si on ne définit pas d’objectif précis, on est à la merci des forces extérieures. On reste passif face à sa vie.
    • Se représenter clairement sa destination libère l’esprit pour profiter du voyage.
    • Il est donc essentiel de se fixer des objectifs, mais il faut qu’ils soient à la fois porteurs de sens et de plaisir. Qu’ils induisent un trajet agréable.
    • Ainsi, le bonheur consiste moins à atteindre des buts, qu’à en avoir.
    • Les objectifs qui nous font du bien sont auto-concordants, ils sont intégrés au moi et sont issus directement d’un choix individuel. ILS SONT NÉS D’UN DÉSIR d’expression de soi et non d’une envie d’impressionner les autres.
    • Dans ce cas-là, pour évoquer les objectifs,Tal Ben Shahar suggère de parler de  “Lifeline” plutôt que de “Deadline”.

Le bonheur & l’apprentissage

  • Au sujet de l’apprentissage, Tal Ben Shahar rappelle le modèle classique qui nous est enseigné depuis l’enfance autour du binôme : souffrance / soulagement. On travaille pour le soulagement post-examen.
  • Selon lui, c’est comme partout ailleurs, il faut que l’apprentissage en lui-même soit plaisant !
  • Il suggère de mettre l’accent dès le plus jeune âge sur l’envie d’apprendre plus que sur le résultat.
  • Bon à savoir : Le QI entrerait seulement à 20 % dans la réussite sociale, le reste tient à d’autre facteurs et notamment l’intelligence émotionnelle. (D. Goleman, l’Intelligence émotionnelle)

Le bonheur & le travail

  • Le paradoxe : La notion de travail est souvent rejetée, on lui préfère celle des les loisirs… Aux USA par exemple, seulement 50 % des employés se déclarent satisfaits de leur travail. Et pourtant, c’est au travail que l’ont ressent le plus d’états de “flow” ( expérience optimale durant laquelle on est à la fois captivé, dans le plaisir  et au top de ses performances, voir article précédent ! )
  • Pourquoi ? Depuis Adam et Eve, les associations effort/souffrances et plaisir/oisiveté sont fortement ancrées en nous… Adam et Eve sont punis de leur oisiveté en étant condamnés à venir gagner leur pain à la sueur de leur front en ce bas monde !
  • La solution : apprendre à reformuler son métier ou son cursus scolaire en le considérant comme un privilège et non comme une contrainte.
  • Le chercheur psychologue Richard Hackman a déterminé certains critères qui donnent du sens au travail : 1 S’il fait appel aux aptitudes et talents de l’individu 2. Si la si tâche est effectuée du début à la fin et pas seulement en tant que rouage. 3. Quand il sait que son travail a un impact sur autrui.
  • Abraham Maslow disait : le plus beau destin c’est d’être payé pour faire ce qu’on aime passionément. Il faut donc tenter de trouver sa vocation. Mais cela demande du courage rappelle Tal Ben Shahar. Car naturellement, on va plutôt vers ce que l’on sait faire plus que vers ce que l’on veut faire. Même en recrutement, on mise sur nos compétences plus que nos sur désirs, sur ce qui nous anime.
  • La question à se poser : Qu’est-ce que je suis capable de faire et qui me procurera à la fois sens et plaisir ?

Le bonheur & le couple

    • Pour Tal Ben Shahar, plus la relation est avantageuse pour les deux parties dans un couple, plus elle a de chances de s’épanouir. Il faut qu’il y ait une sensation d’échange équitable.
    • Il rappelle également le même principe que pour le reste… IL FAUT QU’IL Y AIT DU SENS ET DU PLAISIR SUR LE CHEMIN  et non seulement des sacrifices en misant sur l’espoir que :  ce sera mieux plus tard !
    • L’auteur revient aussi sur la confusion à ne pas faire entre  désir et amour sincère.
    • Selon lui, il n’y a peut-être pas une seule personne pour nous en ce monde,  mais il faut tout faire pour cultiver au mieux  la relation qu’on a choisie.
    • Au sens plus large de la relation aux autres en général, Tal Ben Shahar note enfin que bonheur et bienveillance sont fortement liés : en contribuant au bonheur des autres, on s’offre sens et plaisir. L’équation est complète !

Le bonheur & le changement

  • Il ne faut pas forcément envoyer tout valser pour “enfin” devenir heureux. Souvent d’ailleurs, on le le peut pas. Tal Ben Shahar préconise alors le changement progressif, avec la méthode des petits pas. Il évoque le joli concept d’”accélérateurs de bonheur”. Des petits moments alliant sens et plaisir que l’on peut instaurer facilement dans sa vie pour lui redonner un peu de saveur.
  • Ces accélérateurs de bonheur  peuvent être utiles dans le difficile processus du changement. L’auteur rappelle les mots du poète anglais Dryden : “D’abord nous façonnons nos habitudes, puis ce sont elles qui nous façonnent “ !
  • Erreur : ne rien faire pendant son temps libre. “Il est reposant de se consacrer à une tâche agréable”, disait Maria Montessori. Les accélérateurs de bonheur, loin de nous ramollir, nous font gagner plusieurs niveaux d’énergie.

Conclusion :

  • L’auteur remarque à quel point nous pouvons travailler très dur pour atteindre des buts quantifiables, et comment nous renonçons vite quant il s’agit de trouver le capital suprême, le bonheur. 
  • L’erreur, rappelle Tal Ben Shahar, c’est de penser que nous ne sommes pas dignes du bonheur. Ou d’en avoir peur (si on est heureux, on a plus à perdre…) Ou de culpabiliser vis à vis d’autres qui le sont moins. Donc avant tout : “ Il faut se mettre dans un état d’ouverture au bonheur”.
  • Conclusion : lorsque les questions qui orientent notre vie concernent le moyen de trouver plus de sens et de plaisir (pensée bonheur) et non plus d’argent et de biens matériels (pensée matérialiste), on a plus de chance pour profiter à la fois du voyage et de la destination !

La théorie du hamburger & les 4 archétypes

C’est un des concepts phares présentés dans le livre… Quel archétype êtes-vous ?

La théorie du hamburger – Tal Ben Shahar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Florence – Coach & Flow

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